Log de vie : Orléans et mémoire 2025

J’avais pris mon lundi, et me suis évadé à Orléans. Je pensais la ville enfermée dans son histoire médiévale tant l’image de Jeanne d’Arc symbolise Orléans dans les livres d’histoire. J’y ai découvert autre chose.

Je n’ai d’ailleurs pas pris de photo de Jeanne d’Arc. Je me rappelle qu’en 2016, Emmanuel Macron, alors simple candidat à la présidentielle, avait fait polémique en revendiquant cette figure contre l’extrême droite, allant même jusqu’à s’assimiler à elle (2), personnage providentiel réunissant les français. Entre les théories et les faits… J’ai malgré tout été à la cathédrale et, me laissant submerger par l’ambiance j’ai versé une obole pour allumer un cierge à Ste Jeanne d’Arc. Ca n’a malheureusement eu aucun effet sur le mauvais temps.

En définitive, mon attention a été attirée par d’autres témoignages du passé que j’ai pu appréciés dans un calme inhabituel ; le calme d’une ville de province, sous la pluie, un lundi après-midi. J’ai découvert une grande table dans un jardin public. Oeuvre artistique constituée de paragraphes critiquant, surplombant différentes composantes de la société qui ont failli pendant la période de l’Occupation.

Le chapitre relatif au Droit : « J’ai su que l’oubli, l’ingratitude et la haine règlent l’existence de la majorité des hommes » résonne encore à notre époque.

Après avoir lu autour de l’ancienne mairie, des panneaux d’une exposition sur le retour des déportés, j’ai pu voir pour la première fois dans une rue urbaine, l’appel du 18 juin du général de Gaulle. Orléans point ferroviaire stratégique pour les Allemands aurait payé un lourd tribut en proportion de sa population pendant la deuxième guerre mondial. Je n’en saurai pas plus cette fois, lors de cette visite non réfléchie, sans avoir la tête à la contestation, la contextualisation, la distinction, l’approfondissement. Je retiendrai cette inspiration à la résistance qui semble mieux synthétiser l’identité de cette ville que les fêtes johanniques.

Interrogeant ChatGPT, celui-ci m’a rappelé qu’en 2018, une jeune fille d’origine bénino-polonaise avait été choisie pour incarner la Jeanne d’Arc de ces fêtes annuelles déclenchant les fureurs de l’extrème droite. En 2025, le maire divers droite d’Orléans rentrait dans le rang en cédant à la facilité de la stigmatisation des migrants.

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